Une dimension supplémentaire

Le ballet La Tempête à l’Opéra de Paris


Les environnements immersifs du XIXe siècle

Le ballet La Tempête à l’Opéra de Paris


 

Gravure extraite de l’illustration – Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

 


Illustration extraite de l’ouvrage Magic stage illusions and scientific diversions /
compiled and edited by Albert A. Hopkins / London Sampson Low, Marston and Company Limited  1897
Source Archive.org

 

 


 

On a beaucoup parlé par avance du vaisseau qui figure au dernier tableau du ballet de M. Ambroise Thomas, et qui laisse loin derrière lui le célèbre navire du Corsaire et celui de l’Africaine qui jadis excitèrent beaucoup de curiosité. Ce n’étaient que jeux d’enfant auprès du vaisseau actuel qui est d’une dimension inaccoutumée au théâtre. En effet, il mesure 16 m. 5o de long, et il est entièrement gréé. C’est un véritable trois-mâts qui arrive du fond du théâtre, vire de bord, et s’avance comme apporté par le flot jusqu’au bord de la scène, en paraissant fendre les vagues. Des naïades, des fées de la mer, des génies gracieux semblent nager autour de la vaste et gracieuse nef qui porte à son bord une troupe d’esprits, harmonieusement groupés.
L’effet est réellement beau, et il fait honneur aux habiles machinistes de l’Opéra qui ont accompli un véritable tour de force en arrivant à faire mouvoir sur la scène une masse aussi énorme avec tant de hardiesse et de précision. Le […]  croquis de M. Schott représentant la carcasse du vaisseau vue de la scène, donne[nt] une idée fort exacte de ce vaisseau fantastique dont l’arrivée constitue un spectacle des plus séduisants et des mieux réussis.

 

Le texte et les illustrations sont extraits de l’hebdomadaire Le monde illustré No 1684 du 6 juillet 1889 – Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France