Surréalités - Une dimension supplémentaire

L’Enfer de Dante Alighieri: nouvelle conversion 3D d’une illustration de Gustave Doré

Gravure extraite de La Divine Comédie de Dante Alighieri: l’Enfer, chant premier:

« Au milieu du chemin de notre vie, je me trouvais dans une forêt obscure, car j’avais perdu la bonne voie. Hélas! que c’est chose rude à dire, combien était sauvage, et âpre et épaisse, cette forêt, dont le souvenir renouvelle ma frayeur! Elle est si amère, que la mort l’est à peine davantage »…

 

 

[anaglyphe]

 

[couple stéréoscopique croisé]

Carte Pop-up d’une gravure de Gustave Doré.

Cette gravure de Gustave Doré est extraite de l’ouvrage The Rime of the ancient mariner par Samuel Taylor:

« The ship drove fast, loud roared the blast,
And southward aye we fled. »

 

 

Traitée sous Gimp, l’image a été décomposée en différentes parties…

 

 

… afin de disposer de 4 calques représentant chacun un plan. Leur décalage latéral, selon leur implantation dans la profondeur de la scène,  permet un aperçu de l’effet recherché. Le déplacement des calques va découvrir des zones qui n’apparaissaient pas dans la gravure originale.

 

 

Le traitement de ces parties occultées a été confié au filtre G’MIC  Inpaint [patch based].

 

Couple stéréoscopique croisé présentant l’effet pop-up après traitement des zones occultées

 

la version anaglyphe du couple précédent

 

 

Chaque calque a été imprimé sur du papier à fort grammage. Après découpe des planches,  ces dernières ont été assemblées de telle sorte que la scène puisse se déployer à l’ouverture de la carte.

 

 

 

Stereoscopic depth map

Anaglyphe d’une carte de profondeur (depth map)

 

Variation (anaglyphe): filtre G’MIC: Arrays & tiles > Array [faded]

 

Couple stéréoscopique croisé construit à la manière d’un autostéréogramme à motif
(le « papier peint » a été généré par le filtre G’MIC: Patterns > Seamless deco)

 

Couple stéréoscopique croisé
(filtre G’MIC: Patterns > Stencil)

 

Couple stéréoscopique croisé
(filtre G’MIC: Artistic > Morphology painting)

 


 

La carte de profondeur est celle d’un objet 3D (un masque) photomodélisé à l’aide de VisualSFM/PMVS/CMVS et de Meshlab

 

Filtrages G’MIC d’un anaglyphe

Il avait été tenté à la page Expériences graphiques en 3 dimensions , l’application de filtres G’MIC sur des images 3D. On constatait que certains d’entre eux, dans certaines conditions, pouvaient se révéler compatibles avec ce type d’images. Le filtrage était effectué sur des couples stéréoscopiques convertis dans un second temps en anaglyphes. Avec cette nouvelle page, nous  expérimentons une nouvelle sélection de filtres directement sur un anaglyphe:  Conversion 3D d’une illustration de Gustave Doré extraite des Idylles du Roi par Alfred Tennyson (The story of Enid and Geraint) .

Les résultats sont, là encore, assez étonnants ! :)

 





Château-sur-Epte (photomodélisation 3D)

 

[anaglyphe]

 


 

« L’Epte, dans un cours de vingt lieues du nord au sud, servait de limite à la Normandie du côté du Beauvoisis et du Vcxin français. Aux XIe et XIIe siècles, d’innombrables combats se sont livrés sur ses bords alors plus marécageux et d’un accès plus difficile qu’aujourd’hui. Sur les collines qui les dominent, ou à peu de distance, se dressaient de part et d’autre de redoutables forteresses qui offraient un point d’appui aux armées et un refuge aux partisans qui battaient la campagne. Les principales étaient, en Normandie: Gournay, Neufmarché, Gisors, Neaufle, Dangu Beaudemont et Château-sur-Epte […]
CHATEAU-SUR-EPTE. La voie romaine qui de Paris se dirigeait sur Rouen, par Pontoise et Petromentalum, presque en une seule ligne droite depuis St-Denis, est parallèle à la grande route actuelle jusqu’à Magny, et à partir de là se confond avec elle jusqu’à Ecouis. Il n’y a qu’à St-Clair, au passage de l’Epte, que l’ancien tracé a été abandonné pour suivre une courbe plus facile et moins raide. Sur la rive normande, à 1 kilomètre au sud de ce passage, s’élève un promontoire escarpé, admirablement propre à l’établissement d’un château par sa position dominante, et surtout par une petite source de fort bonne eau qui sourd à son sommet. Aussi, lorsque la forteresse que nous allons visiter fut démantelée, l’emplacement ne fut pas abandonné, et une belle ferme étend encore à l’aise ses dépendances dans cette enceinte circulaire d’environ 1 hectare. Le rempart, d’une toise d’épaisseur est protégé par un large fossé mais il n’est nullement flanqué, les trois tours carrées qui y tiennent ne faisant point saillie sur l’enceinte. Seule, la tour ronde du donjon, à cheval sur ce rempart et supportée par une motte de moyenne grandeur, commandait à la fois le château et les dehors A l’extérieur son pied était protégé par une chemise d’une faible épaisseur, mais à l’intérieur elle était séparée du reste du château par deux fortes enceintes formant un triangle et dont la plus étendue était munie d’un fossé. Voici le plan de cette partie levé à la vue et à l’échelle d’un millième.

 

 

[…]
[La] tour est cylindrique; sa hauteur, de 17 à 18 mètres, était autrefois partagée en trois étages par deux planchers; son diamètre est de 11m 20, dont 6m 50 (20 pieds) pour le vide intérieur, et 2m 35 (7 pieds et demi) pour le mur de chaque côté. Ces dimensions, bien inférieures à celles de la tour de Neaufte, sont à peu près celles du donjon de Conches. Une moitié de cette tour a été abattue pour démanteler la place. A l’étage supérieur on voit une belle fenêtre voûtée en plein-cintre, qui s’ouvre à l’extérieur par une ouverture carrée surmontée d’un jour tréflé. Le premier étage est percé de trois larges fenêtres ou portes voûtées en plein cintre à l’intérieur, et terminées au dehors par un arc de cercle. Toute la tour est en moellon, sauf l’encadrement des ouvertures mais dans cette salle on a de plus décoré les murs d’arcatures en pierre de taille. Au rez-de-chaussée, une porte donne accès dans une petite cour fermée de toute part et formée par la réunion des remparts qui viennent s’appuyer sur la tour. Le mur circulaire qui protège le pied de cette tour du côté du fossé n’a que 0m 70 d’épaisseur et 5m de haut il est percé de meurtrières carrées, de 0m 60 dans les deux sens, mais diminuant beaucoup vers le dehors et l’on voit de plus, a une hauteur d’environ 3m, des trous de boulin indiquant un plancher pour le service de ces meurtrières.

 

 

Château-sur-Epte, nommé souvent Château-Neuf, a été construit par Guillaume-le-Roux. Les modifications et augmentations qu’on y remarque datent probablement de Henri II. »

 


Le texte et les gravures sont extraits d’un article de M. de Dion intitulé Exploration des châteaux du Vexin, publié dans le Bulletin Monumental ou Collection de mémoires et de renseignements sur la statistique monumentale de la France, 4ème série, Tome 3ème, 33 ème vol. de la collection par les membres de la Société Française d’Archéologie. Paris 1867 – Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France