Une dimension supplémentaire

Stereoscopic depth map

Anaglyphe d’une carte de profondeur (depth map)

 

Variation (anaglyphe): filtre G’MIC: Arrays & tiles > Array [faded]

 

Couple stéréoscopique croisé construit à la manière d’un autostéréogramme à motif
(le « papier peint » a été généré par le filtre G’MIC: Patterns > Seamless deco)

 

Couple stéréoscopique croisé
(filtre G’MIC: Patterns > Stencil)

 

Couple stéréoscopique croisé
(filtre G’MIC: Artistic > Morphology painting)

 


 

La carte de profondeur est celle d’un objet 3D (un masque) photomodélisé à l’aide de VisualSFM/PMVS/CMVS et de Meshlab

 

Château-sur-Epte (photomodélisation 3D)

 

[anaglyphe]

 


 

« L’Epte, dans un cours de vingt lieues du nord au sud, servait de limite à la Normandie du côté du Beauvoisis et du Vcxin français. Aux XIe et XIIe siècles, d’innombrables combats se sont livrés sur ses bords alors plus marécageux et d’un accès plus difficile qu’aujourd’hui. Sur les collines qui les dominent, ou à peu de distance, se dressaient de part et d’autre de redoutables forteresses qui offraient un point d’appui aux armées et un refuge aux partisans qui battaient la campagne. Les principales étaient, en Normandie: Gournay, Neufmarché, Gisors, Neaufle, Dangu Beaudemont et Château-sur-Epte […]
CHATEAU-SUR-EPTE. La voie romaine qui de Paris se dirigeait sur Rouen, par Pontoise et Petromentalum, presque en une seule ligne droite depuis St-Denis, est parallèle à la grande route actuelle jusqu’à Magny, et à partir de là se confond avec elle jusqu’à Ecouis. Il n’y a qu’à St-Clair, au passage de l’Epte, que l’ancien tracé a été abandonné pour suivre une courbe plus facile et moins raide. Sur la rive normande, à 1 kilomètre au sud de ce passage, s’élève un promontoire escarpé, admirablement propre à l’établissement d’un château par sa position dominante, et surtout par une petite source de fort bonne eau qui sourd à son sommet. Aussi, lorsque la forteresse que nous allons visiter fut démantelée, l’emplacement ne fut pas abandonné, et une belle ferme étend encore à l’aise ses dépendances dans cette enceinte circulaire d’environ 1 hectare. Le rempart, d’une toise d’épaisseur est protégé par un large fossé mais il n’est nullement flanqué, les trois tours carrées qui y tiennent ne faisant point saillie sur l’enceinte. Seule, la tour ronde du donjon, à cheval sur ce rempart et supportée par une motte de moyenne grandeur, commandait à la fois le château et les dehors A l’extérieur son pied était protégé par une chemise d’une faible épaisseur, mais à l’intérieur elle était séparée du reste du château par deux fortes enceintes formant un triangle et dont la plus étendue était munie d’un fossé. Voici le plan de cette partie levé à la vue et à l’échelle d’un millième.

 

 

[…]
[La] tour est cylindrique; sa hauteur, de 17 à 18 mètres, était autrefois partagée en trois étages par deux planchers; son diamètre est de 11m 20, dont 6m 50 (20 pieds) pour le vide intérieur, et 2m 35 (7 pieds et demi) pour le mur de chaque côté. Ces dimensions, bien inférieures à celles de la tour de Neaufte, sont à peu près celles du donjon de Conches. Une moitié de cette tour a été abattue pour démanteler la place. A l’étage supérieur on voit une belle fenêtre voûtée en plein-cintre, qui s’ouvre à l’extérieur par une ouverture carrée surmontée d’un jour tréflé. Le premier étage est percé de trois larges fenêtres ou portes voûtées en plein cintre à l’intérieur, et terminées au dehors par un arc de cercle. Toute la tour est en moellon, sauf l’encadrement des ouvertures mais dans cette salle on a de plus décoré les murs d’arcatures en pierre de taille. Au rez-de-chaussée, une porte donne accès dans une petite cour fermée de toute part et formée par la réunion des remparts qui viennent s’appuyer sur la tour. Le mur circulaire qui protège le pied de cette tour du côté du fossé n’a que 0m 70 d’épaisseur et 5m de haut il est percé de meurtrières carrées, de 0m 60 dans les deux sens, mais diminuant beaucoup vers le dehors et l’on voit de plus, a une hauteur d’environ 3m, des trous de boulin indiquant un plancher pour le service de ces meurtrières.

 

 

Château-sur-Epte, nommé souvent Château-Neuf, a été construit par Guillaume-le-Roux. Les modifications et augmentations qu’on y remarque datent probablement de Henri II. »

 


Le texte et les gravures sont extraits d’un article de M. de Dion intitulé Exploration des châteaux du Vexin, publié dans le Bulletin Monumental ou Collection de mémoires et de renseignements sur la statistique monumentale de la France, 4ème série, Tome 3ème, 33 ème vol. de la collection par les membres de la Société Française d’Archéologie. Paris 1867 – Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

 

Vieilles pierres normandes: Photographies (ou presque !)

Chateau-CreullyChâteau de Creully – Photographie HDR (1407 x 936 pixels)

Prieure-Saint-Gabriel-01Prieuré Saint-Gabriel – Photographie HDR (1617 x 1072 pixels)

Chateau-Fontaine-Henry-01Château de Fontaine-Henry – Projection stéréographique 1 (1410 x 935 pixels)

Chateau-Fontaine-Henry-02Château de Fontaine-Henry – Projection stéréographique 2 (1434 x 939 pixels)

Chateau-Fontaine-Henry-Anaglyphe1Château de Fontaine-Henry – Photomodélisation 3D: anaglyphe 1

Chateau-Fontaine-Henry-Anaglyphe3Château de Fontaine-Henry – Photomodélisation 3D: anaglyphe 2