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Accueil du site > Techniques de l’image en relief > La création de cartes stéréoscopiques 6 x 13 cm (1)

La photographie suivante présente des cartes qui ont été réalisées selon la méthode décrite dans ces pages. Deux visionneuses sont également présentes : un modèle à prismes, courant et peu onéreux, le "Loreo Lite 3D viewer", ainsi qu’une visionneuse pliante, spécifiquement adaptée à ce format. Cette dernière est, quant à elle, équipée de lentilles grossissantes.

cartes stéréoscopiques et visionneuses

Même si l’on peut avoir légitimement une certaine tendresse pour les anaglyphes, les techniques employant des couples stéréoscopiques donnent, incontestablement, des résultats supérieurs : les couleurs sont parfaitement restituéees, sans contraintes. Les images sont fines et détaillées. Elles ne sont pas perturbées par les effets parasites que l’on connait avec les anaglyphes.

Les couples stéréoscopiques vont nécessiter, par contre, une mise en forme : une disposition des 2 images sur un support. Un avantage de l’image numérique est que cette opération va être profondément simplifiée par rapport au montage de positifs ou de tirages de photographies argentiques qui exige un travail autrement plus délicat. La seule véritable difficulté aujourd’hui pour l’amateur désireux de réaliser ses propres cartes stéréoscopiques à partir d’images numériques est ... le choix du format !
Au cours du temps, différentes dimensions de cartes se sont imposées, certains formats étant plus adaptés à certains types de visionneuses. Mais il y a un format qui, selon moi, conserve aujourd’hui un grand nombre d’avantages, c’est le format 6 x 13 cm. Les principaux bénéfices de ce format tiennent à son rapport encombrement/qualité, à une relative simplicité de mise en oeuvre et aussi à un coût de revient qui peut être extrémement faible. En effet, une carte de ce format peut être conçue sans support particulier ni cache, par un simple tirage photographique sur un papier d’un format courant, voire même par une simple impression sur une imprimante couleurs. Dans les 2 cas, la technique de mise en forme est identique. Seules, les dimensions de l’image à imprimer pourront différer. Personnellement, la solution du tirage photo conserve ma préférence, d’abord pour la qualité inégalée des résultats obtenus et ensuite pour une meilleure tenue des couleurs dans le temps.
Pour obtenir, après tirage, une carte d’une dimension précise, il va nous falloir adapter la dimension de l’image à tirer, au format du papier photo utilisé. Les photographes et laboratoires photo proposent aujourd’hui une multitude de formats différents : 6x8, 9x12, 9x13, 10x13, 10x15, 11x15, 11x17, 11,5x15, 13x17, 13x18,... de quoi y perdre son latin, d’autant que ces dimensions sont parfois très approximatives ! On sera donc amené à choisir un format en fonction des dimensions compatibles qui sont proposées par son photographe préféré. Il sera également prudent de mesurer précisément les dimensions d’un tirage test.
Personnellement, pour me garantir une marge respectable en largeur, j’utilise le format photo 10x15 cm ( en réalité : 10,2x15,3 cm !) que je découpe ensuite aux dimensions désirées. Il suffira d’adapter les dimensions utilisées ici au format désiré.

L’image suivante résume la situation : les dimensions réelles du tirage sont connues ( elles ont été mesurées sur un tirage préalable), d’autres sont à obtenir ( les dimensions souhaitées pour notre carte. ). Il va donc falloir adapter en proportion les différentes valeurs.

Les mesures de la carte

Pour faciliter la création des images qui seront les photographies à tirer, les dimensions de 3 rectangles (le jaune, le rouge et le vert ) vont être calculées en fonction de la dimension d’une image d’un couple ( ici délimitée en bleu ).

Les zones de la carte

Attention : les images utilisées ici sont des photographies qui ont été prises en 2 temps avec un simple appareil photo numérique portable. Dans ces conditions, les images doivent être ajustées préalablement ( voir la page "La création d’anaglyphes"). Il faudra donc que ces calculs soient réalisés pour chaque photo à tirer car les images des différents couples n’auront pas les mêmes dimensions en pixels.
D’autre part, ces calculs sont adaptés à des images dont la hauteur n’excède pas sa largeur (photographies prises avec l’appareil tenu horizontalement). Ainsi, quelle que soit sa dimension en pixels, chacune des vues tirées mesurera précisemment 5,6 cm de large, sa hauteur étant variable jusqu`à une limite maximum de 5,6 cm.

Lorsqu’on souhaite réaliser un nombre conséquent de cartes, on aura tout intérêt, pour automatiser les calculs, à s’aider d’un tableur. Les seules valeurs que nous aurons à renseigner sont celles des cellules bleues. Les calculs des autres dimensions se feront ainsi automatiquement. Voici une représentation du tableau précisant les différentes zones ainsi que les formules de calcul.

Le tableur




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